Photo de Gitana 11 - Lionel Lemonchois

 

LA ROUTE DU RHUM AU DEPART DE SAINT - MALOT (Bretagne) A DESTINATION DE POINTE A PITRE (Guadeloupe)

Lemonchois réécrit l'histoire

En sept éditions, l'épreuve créée en 1978 par Michel Etevenon est devenue un must dans le circuit de course en solitaire. La première arrivée entre Mike Birch et Michel Malinovski restera dans toute les mémoires, Mais Lionel Lemonchois n'avait pas dit son dernier mot. En ce huitième édition de 2007 avec 74 partants, la célèbre transatlantique offrait déjà un taux de participation incroyable. les conditions météologiques plus que favorables (Du moins pour les premiers) on poussé plus haut le mythe. Le record de Laurent Bourgnon sur Primagaz en 1998 (12 jours 8 heures et 41 minutes) a été battu à 9 reprises, et ce avec 4 jours d'avance pour Lionel Lemonchois à bord du trimaran Gitana XI (Voir photo ci-dessus). Il boucle ainsi l'épreuve au terme de 7 jours 17 heures 19 minutes et 6 secondes de course. Le grand trimaran bleue et blanc a parcouru les 3.542 milles de la route théorique à l'extraordinaire vitesse moyenne de 19,11 noeuds du jamais vu. Le navigateur Normand signe l'édition la plus rapide de toute l'histoire des routes du rhum depuis la création de l'épreuve en 1978. L'oiseau marin a scellé le succès du rhum. Deux Guadeloupéens atteingnent la ligne d'arrivée dont l'un parmis les 10 premiers, Claude Thélier sur région Guadeloupe Terres passion.

 

QUELQUES CHIFFRES DES DERNIERES ROUTES DU RHUM

- 1978 On invente le rhum et ces effets : Mike Birch remporta la premiere édition en 23 jours et 98 secondes devant Michel Malinovski. Une première cuvée marquée par la disparition d'Alain Colas et de son monocoque géant Manureva. Ni l'un ni l'autre ne seront jamais retrouvés.

- 1982 Le rhum explose le chrono : Marc Pajot, un élève sorti de l'école Tabarly arrive à Pointe à Pitre après 18 jours de mer, soit 5 jours de moins que Mike Birch. Et la haute technologie entre vraiment dans le monde de la course au large, le bateau de Marc Pajot catamaran d'Elf Aquitaine était équipé d'un mât aile en carbone une première.

- Le rhum de tous les dangers ces effets dépassent les degrés prévus : moins de bateau que lors de l'édition précédentes (30 contre 52 en 1982), L'année des gros bateaux et des gros coups de chiens. La descente de la manche se fait au près et le golfe de Gascogne, avec ses tempêtes, attend les coureurs, et les abandons sont nombreux. Loïc Caradec sera victime de la fureur des éléments son catamaran chavire. La mer emporte le marin. Philipe Poupon, à bord de Fleury Michon traverse l'atlantique en 14 jours et 15 heures. Il devance Bruno Peyron. Loïck Perron qui, après avoir fait demi-tour... et rematé son Lada-poch, repars avec 5 jours de retard, malgré pour prendre au final la cinquième place Bravo Loïck !

- 1990 Le rhum et les femmes : Une jeune femme, Florence Artaud, devient alors la "petite fiancée de l'atlantique", et rallie Pointe à Pitre en 14 jours et 10 heures, après avoir fait face à de multiple avaries et problème physiques. Ses moyens de communications avaient rendu l'âme, quand un journaliste la survolant peu avant l'arrivée, lui apprend qu'elle est en tête. Une grande page de l'histoire de la course vient d'être écrite. D'une part, c'est la première femme qui remporte cette édition et d'autre part, Les trimarans en carbone devient le matériau de construction de ces formule 1 de la mer.

- 1994 Du vieux rhum pour Laurent : Autant de multicoques que de monocoques se présentent en cette fin 1994 au départ de Saint- Malo. s'ils ne sont pas aussi rapides que les multis, ils sont capables d'endurer du près plus, et donc de suivre une route plus directe. Laurent Bourgnon le vainqueur de cette cinquième édition de région haute normandie de Paul Vatine. Les monocoques ont, pour la première fois, leur classement propre.

- 1998 Encore du vieux rhum pour Laurent y compris les femmes : La course faites ses vingt ans. Une fois de plus, des options extrèmes se dessinent, et Francis Joyon, sur Chauss'Europe, descend jusqu'aux côtes du Maroc. Bourgnon, qui a choisi l'une des routes les plus directes, arrive en Guadeloupe le premier (en 12 jours et 8 heures), pour la seconde fois consécutive. Le routage, qui avait fait huit ans auparavant sur le rhum, se généralise. Une jeune petite Anglaise commence elle aussi à faire parler d'elle : Ellen Mc Arthur remporte la classe 50 pieds en monocoques.

- Du rhum pour fêter la Guadeloupe, Desjoyaux et encore les femmes : Après l'hécatombe du début de course, Michel Desjoyaux coupe la ligne d'arrivée en vainqueur. C'était l'une des rares courses qui manquait à son palmarès. Le Suisse Steve Ravussin, qui avait course gagnée, démâte quelques jours avant d'atteindre le but. La consécration d'Ellen Mc Arthur arrive, elle gagne en monocoques à bord de son king-Fisher. Si la foule acclame ces vainqueurs, c'est Claude Thélier que toute la Guadeloupe attend, sur son trimaran de 50 pieds, Région Archipel Guadeloupe. Il a remplacé Vincent Bauvarlet au dernier moment. En pleine tempête au large de Portugal, alors que son bateau dérive dangeureusement vers la côte, il monte au mât et répare sa drisse de grand voile. La Guadeloupe respire. Il est le second Guadeloupéen à arriver à bon port, après Jacques Palasset en 1978. La darse est en folie pour acclamer le héros, qui arrive quatrième de sa classe.

- La Guadeloupe n'abuse pas le rhum : En 1978, Le Guadeloupéen Palasset est au départ de la première édition et termine dernier, en 1982, il est à nouveau au départ, à bord de Brise, et termine une nouvelle fois dernier. Mais qu'elle importance : il est allé au bout de ses rêves... L'engagement d'un autre Guadeloupéen Claude Bistoquet en multicoques échoué à quelques milles de l'arrivée, il sera néamoins accueilli en héros. C'est encore un autre Guadeloupéen Victor Jean-Noël en 1994 qui reprend le flambeau. Il dispose d'un monocoques de 50 pieds surpuissant, mais ne le prend en main que peu de temps avant le départ. Le bateau démâte dans le golfe de Gascogne, après quelques jours de course seulement.

Il fallait attendre 24 ans avec Claude Thélier en 2002 pour que la Guadeloupe attend l'un des siens à l'arrivée. Il ne faut pas oublier dans cette liste Luc Coquelin qui, en 1998 et 2002, termine second de la classe des monocoques de 50 pieds. Ce marin expérimenté et très discret n'a jamais fait de vagues et de pub et est arrivée à bon port. La jeune femme Anne Caseneuve, a elle aussi mené son bateau à bon port, à deux reprises, en 1998 et 2002, sur des multicoques de 50 pieds.