LES PARCS NATIONAL DE LA GUADELOUPE

Septième et dernier né des parcs nationaux Français, le parc national de la Guadeloupe a été créé par décret n° 89-144 du 20 février 1989. Il a pour but de protéger les parties centrale et méridionale du massif montagneux de la Basse-terre ou Guadeloupe proprement dite, qui abritent des forêts primaires parmi les plus belles et les mieux préservées des petites Antilles, Dominées par le volcan actif de la soufrière , point culminant des petites Antilles   1 467 m C’est un parc composé dans sa presque totalité de forêts publiques ( 16 500 ha sur 17 300 ha), héritage du parc naturel de la Guadeloupe, créé en 1970 par la volonté du conseil général de la Guadeloupe, en partenariat avec l’O.N.F qui en avait la gestion, ainsi virent le jour un certain nombre de site touristique comme la maison de la forêt, une dizaine d’aires de pique nique, des sentiers botaniques et des découverte du milieu…

Cette forêt naturelle pratiquement inexploitée abrite quelque 300 espèces d’arbres aux caractères souvent particuliers. La faune beaucoup moins riche que celles des continents voisins, a été déciminée depuis le début de la colonisation mais reste intéressant (le raton laveur dit « racoon »  est le mascotte du parc national de la Guadeloupe.) Le parc national de la Guadeloupe s’affirme comme le moteur d’une politique de protection de la nature en Guadeloupe, en gérant les espèces protégés, tout en s’insérant pleinement dans le réseau Caraïbe. Le parc national contribue ainsi à la protection de l’environnement, à la sensibilité du public, à la sensibilité du public, à la protection de la nature, au développement touristique de la Guadeloupe.

LES PARCS NATIONNAUX DE FRANCE

 

Port-cros (1963) 700 hectares terrestres,

1 800 hectares maritimes

La Vanoise (1963) 53 000 hectares

Les Pyrénées (1967) 47 700 hectares

Les Cévennes (1970) 91 000 hectares

Les Ecrins (1973) 91 800 hectares

Le Mercantour (1979) 68 500 hectares

La Guadeloupe (1989) 17 300 hectares

QUELQUE MOT SUR LA FLORE ET LA FAUNE DES CARAÏBES

LA FLORE

D’un point de vue climatique l’aire des Caraïbes fait partie des tropiques et porte donc une végétation tropicale. S’offre à vous toute la palette de la flore tropicale : palmiers, arums, gingembres, lauriers, le très vénéneux mancenillier, mûrier, fougères… par ailleurs les Caraïbes possèdent une flore néotropicale spécifique : cactus, ananas, balisiers, capucines, loas… ainsi que des variétés néotropicales d’agaves, yucca et polemonium.

LA FORÊT TROPICALE HUMIDE SEMPERVIRANTE

Les régions de basse altitude, particulièrement dans les grandes Antilles et sur les côtes au vent sont recouvertes dans la tierracaliente (= terre chaude ; moins de 1 00 m) d’une forêt tropicale humide sempervirente (aux feuilles persistantes et toujours verte). Ce types de forêt possède une très grande variété d’espèces et constitue l’une des végétations le plus luxuriante au monde. Elle connaît pas de saison végétale, aussi des arbres d’une même espèce peuvent-ils fleurir et produit des fruits à différents période de l’année : cela explique que la forêt reste toujours verte. Les arbres se tournent vers la lumière et atteignent parfois 40 m de haut ; leurs troncs n’ont guère d’épaisseur (max. 1 m de diamètre), et leurs larges cimes empêchent la lumière de traverser la forêt (moins de 3% de la lumière du jour).

LA FORÊT VIERGE

La zone de broussailleux, peu variés, est constituée principalement de jeunes pousses d’arbres. En surface le sol est très riche, et la plupart des racines affleurent. Quand aux branches et aux cimes, elles sont reliées par un réseau dense de plantes telles que le philodendron, qui rendent cette forêt vierge presque impénétrable. Les broméliacés, orchidées, bruyères, lichens et mousses poussent à profusion. Dans le parc national de la Sierra de Luquillo. Cette forêt entrecoupée de palmiers et de fougères géantes est facilement accessibles grâce à des routes aménagées et des sentiers balisés.

LA FORÊT DE MANGROVE

La forêt tropicale humide se transforme en forêt d’altitude sempervirente généralement de type Nebelwald (c’est à dire avec un maximum de nuages. Ici non plus la végétation ne connaît pas de rythme saisonnière, la forêt s’aère et les troncs deviennent plus épais. En avançant en altitude les plantes grimpantes disparaissent, pour laisser la place aux plantes épiphytes, qui croissent en abondance ; la mousse espagnole (tilandsia usneoides) notamment est impressionnante.

LA FORÊT SECHE

Là où apparaissent de courtes périodes arides, la forêt tropicale humide cède la place à la forêt sèche. Les arbres perdent alors leurs feuilles et à cause du manque d’eau. Les représentants de cette végétation sont le fromager ; un grand arbre très large, l’imposant palmier royal, et le curieux palmier- bouteille de cuba. Mais les arbres légumineux aux feuilles pennées, surtout les familles des accacias, sont très répandues. La zone broussailleuse se compose de buissons épineux.

LA VEGETATION SUBTROPICALE  

Les zones les plus arides des Antilles sont recouvertes d’une végétation subtropicale d’épineux et de broussailles peu denses avec des agaves et des cactacées aux formes variées (cactus candélabre, opuntiales à épines, etc.)  

LA SAVANE

Sous un même climat, les variétés des sols entraînant des divergences par rapport aux formations végétales typiques. C’est le cas de la savane, qui était très répandue à Cuba avant l’arrivée des espagnoles et que les indiens appelait Sabana ou des prairies de Trinidad qui sont régulièrement inondées.

LA FORÊT DE CONIFERES

Les forêts de conifères sont particulièrement abondantes dans la tierra caliente et la tierra templada de Cuba ou d’Hispagnola. Le Pinus caribaea croît aussi sur le continent nord et centre-américain. Le nom de l’île cubaine « Isla de Pinos » révèle la présence de telles forêts.

LA MANGROVE

Les forêts de mangroves bordent les côtes plates et abritées des régions intertropicales. Elles sont assez impraticables et constituées surtout de palétuviers du genre Avicennia, Rhizophora, etc…Elles sont très répandues en Guadeloupe (3,8% de la superficie de l’île), à la Martinique (2,5%) ainsi qu’à Cuba et à Trinidad. Ces formations végétales, enfonçant leurs puissantes racines dans les limons du rivage, possèdent des excroissances aériennes assurant leur respiration. Sur le littoral on trouve également du raisin sauvage aux larges feuilles.

LES PLANTES CULTIVEES

Des siècles de cultures pratiquées tout d’abord par les Indiens, puis par les colons, ont profondément modifié et détruit la végétation naturelle des îles des Caraïbes aujourd’hui singulièrement appauvrie. Les changements sont si profonds que l’on ne peut guère expliquer s’ils sont dus à une mutation de la composition du sol ou à la culture humaine. Ce qui est certain, c’est que les vastes savanes sont nées du déboisement d’anciennes forêts tropicales. Dans les zones de cultures subsistent des plantes économiques insulaires, mais on a également importé et implanté d’autres espèces. C’est le cas de la canne à sucre raffinée en sucre ou distillée en rhum, le tabac joue un grand rôle à Cuba (cigare de la Havane) et à Hispagnola, le cacao (Jamaïque, Trinidad, Guadeloupe, Hispagnola) De plus les conquérants ont également introduit le café, la banane, les noix de coco, et le riz. Le coton était déjà cultivé par les Indiens. D’Asie proviennent également les épices : gingembre et noix de muscade cultivée à la Jamaïque et à la Grenade avec les piments. L’ananas fut rapporté en Europe Par Christophe Colomb au retour de son expédition en 1493 ; d’autres arbres fruitiers très répandus sont l’avocatier , le manguier, le papayer, le blighia sapida, et l’arbre à pain.

PARCS ET JARDINS

La végétation des parcs et jardins est tout à fait impressionnante et très variées : plantes locales, pantropicale, mais aussi paléotropicale (de l’ancien monde) et subtropicale qui, toute l’année, offrent leurs magnifiques couleurs. Quand aux bougainvilliers, oléandres, hibiscus, parkinsonias et autres héliconias ils poussent à l’état sauvage dans les îles du vent. Les érythrines, les caoutchoucs, les yuccas et les pommes épineuses sont aussi très répandus. La plante typique de la Jamaïque est le guaïac avec ses fleurs bleu éclatant.