Edward Teach, surnommé Barbenoire (en Anglais : Blackbeard) est l'une des figures les plus célèbres de l'histoire de la piraterie.

Né en 1680 à Bristol (Angleterre), son vrai nom est présumé Edward Drummond. Il s'engage sur un bâtiment corsaire anglais pendant la guerre de la Succession d'Espagne au service de la reine Anne de 1702 à 1713. En dépit de sa témérité et de son courage dans l'abordage des navires français, il n'a aucun avancement.

Il devient pirate en 1716. Le capitaine pirate Hornigold lui confie le commandement d'un sloop. Pendant deux ans, Teach accompagne Hornigold avec son sloop jusqu'au jour où il aborde un gros navire marchand français.

Il reçoit alors en novembre 1717 de son capitaine le commandement d'un navire français armé de 40 canons. "Le Concorde", rebaptisé "Queen Anne's Revenge" (" La Revanche de la Reine Anne").

En 1718, Teach se sépare d'Hornigold et s'en va écumer les mers pour son propre compte. A la tête de 300 hommes et de 4 navires, il se met alors à ravager les côtes de la Caroline, à multiplier les abordages, les pillages et tueries. Il pille en un an plus de 40 navires. Teach est recherché et sa tête est mise à prix par le gouverneur A. Spotswood. Ce dernier fait appel au Lieutenant Maynard, commandant du bâtiment de guerre le " Pearl " pour capturer Barbenoire.

Après plusieurs jours de recherche, Maynard arrive à retrouver Barbenoire dans la baie d'Ocracoke où son bâtiment est au mouillage. Teach était prévenu de la venue de Maynard mais ne semblait pas s'en soucier

Au matin du 22 novembre 1718, l'abordage est lancé, un combat féroce s'ensuit. Teach et Maynard se retrouvent face à face. Chacun étant armé d'un sabre et d'un pistolet. Ils se livrent à un duel au pistolet. Teach est touché. Les deux hommes s'affrontent ensuite au sabre, celui du Lieutenant se brise sous les assauts de son terrible adversaire. Teach se rue sur lui pour lui porter le coup fatal, lorsqu'un matelot lui assène un coup de poignard à la nuque. Surmontant sa douleur, le sang l'inondant partout, Barbenoire continue à combattre courageusement en dépit de ses multiples blessures quand un autre matelot se mêle au combat et l'assaille de coups de couteaux. Enfin, Maynard le touche mortellement d'un coup de pistolet. Teach s'écroule.

On releva sur lui 25 blessures diverses dont 5 par balle. Maynard fit trancher la tête de Teach et l'exposa au sommet du mât afin de servir d'avertissement à tous les pirates qui se trouvaient aux Caraïbes où ailleurs. Bien que sa tête fut exposée par la suite en place publique, de nombreux marins et colons refusèrent de croire à sa mort… Et c'est ainsi que bien des actes de piraterie lui furent attribués à titre posthume.

 

Revenge (11ko)

 

AUTRES PIRATES

AVERY

Ce célèbre pirate de l'océan indien est né en Angleterre prés de Plymouth en 1675. D'une famille de marin et son brevet de second en poche il s'embarque tout d'abord à bord d'un navire marchand. C'est après avoir montré son habileté à ce poste qu'on l'envoya à bord du Duke, toujours en qualité de second, en Espagne. C'est de là qu'il devait partir, avec un autre navire anglais ( la Duchess) et de trois navires de guerre espagnols, faire la chasse aux contrebandiers français dans la mer des Antilles.

C'est à ce moment qu'il résolut d'embrasser une carrière criminelle. Après être rentré dans les bonnes grâces de l'équipage il projeta une mutinerie et de s'emparer du navire afin d'aller chercher fortune dans l'océan indien. Un soir, alors que le Duke était à l'ancre à La Corogne et le capitaine ivre de punch dans sa cabine, une partie de l'équipage de la Duchess monta à bord et s'en rendit maitre. Le navire parvient à quitter le port sans que quiconque, pas même le capitaine (ivre il est vrai) ne s'en aperçoive. Le capitaine fut par la suite débarqué à bord d'une chaloupe avec quelques hommes qui lui étaient restés fidèles et put rejoindre la terre sans danger.

La croisière d'Avery l'emmena jusqu'à Madagascar. Là il trouva par hasard deux Sloops pirates qui, après l'avoir pris pour un navire à leur recherche, s'allièrent à lui. Leur première prise devait construire durablement la légende d'Avery. Il s'agissait en effet d'un gros vaisseau marchand du grand Mogol transportant richesses et personnalités vers la Mecque pour un pèlerinage. La légende veut que ce navire ait transporté une fille du grand Mogol qu'Avery aurait enlevé et épousé. La prise du navire se fit sans difficulté, Avery restant prudemment à distance et laissant ses alliés faire la basse besogne. Les trésors pris à cette occasion sont difficiles à évaluer. Sans doute étaient-ils d'une valeur considérable. On notera qu'Avery s'empara discrètement à cette occasion de la plupart des pierres précieuses du bord dont les autres membres d'équipage ne faisaient pas cas.

Le grand Mogol rentra dans une rage folle en apprenant la nouvelle. Il menaça de rejeter tous les Anglais à la mer par la force des armes, les rendant responsable de cet acte fait par un navire de leur nation. L'Angleterre avait à cette époque déjà un grand nombre de comptoirs sur la cote indienne et dut donc promettre de faire tout en son pouvoir afin de livrer aux autorités indiennes les coupables. C'est cela qui fit connaître en Europe le capitaine Avery.

Avery cependant n'entendait pas partager avec ses alliés les formidables trésors pris à cette occasion. Il parvint à convaincre les deux autres capitaines de lui confier leurs parts. Comment s'y prit-il ? De manière assez simple : en leur démontrant le mauvais état de leurs navires en cas de tempête et leur faiblesse en cas de confrontation avec un navire de guerre. Dés la nuit venue il faussa compagnie à ses ex-alliés.

Il s'arréta au passage (en 1695) à l'île Bourbon ( la Réunion) pour y débarquer 70 pirates. Quelques un voulaient rester dans l'océan indien avec leur butin, d'autres ont été débarqué de force. Certains ont fait souche à la Réunion : Victor RIVERAIN, Etienne LE BAILLIF, François BOUCHER, Jacques HUET, Jacques PICARD et Henri GRIMAUD. Quand à ceux débarqués de force, ils s'attelèrent à la construction d'une barque pour continuer leur sinistre carrière. C'était sans compté sur la venue le 2 juillet 1696 de l'escadre française de Serquigny, qui détruisit par le feu la barque presque achevée et ramena 20 des pires d'entre eux en France afin qu'ils y soient jugés et pendus.

Avery fit ensuite route vers les Amériques et accosta aux Bahamas. Là les forbans vendirent leur navire et achetèrent un Sloop avant de faire voile pour la Nouvelle Angleterre. Avery y débarqua une partie de l'équipage avec leur part de butin. Après avoir tenté sans suscé de s'installer en Nouvelle Angleterre il résolut avec quelques hommes de retourner en Irlande. Après avoir vendu le Sloop, s'en être partagé le prix, tous se quittèrent. Avery alla à Bristol. Son but était de pouvoir y vendre discrètement les pierres précieuses qu'il avait conservées. En effet ces dernières le reliaient par trop directement à l'acte de piraterie dont toute l'Angleterre parlait alors.

De retour dans son Devonshire natal il contacta des marchands qui devaient se charger d'écouler les pierres précieuses. Il leur confia sa fortune et reçu, dans l'attente que la vente se fasse, une petite somme d'argent. Il ne put jamais obtenir autre chose. Lorsqu'il vint réclamer son due les marchands le menacèrent de le dénoncer s'il insistait. Il finit par retourner en Irlande où il mourut de faim et de misère dans la rue, alors que tout le monde le croyait à la tête de fabuleuses richesses dans son royaume de Madagascar.

BELLAMY

Les origines de Bellamy ne sont pas connues. Bellamy serait arrivé aux Caraïbes en 1715, pour faire des recherches sur des épaves, afin de récupérer les trésors engloutis, mais les affaires sont mauvaises, la richesse ne vient pas. Alors Bellamy et son associé, Paul Williams, décident de monter leur propre compagnie, et ils se font pirates vers 1716. Les affaires sont meilleures. Leur première prise, le Whydah, est une trés bonne prise, un très bon navire,richement chargé. C'est à partir de ce moment, que Bellamy devient le capitaine du Whydah, devenu le navire amiral de la flotte pirate, qui est constituée de trois navires, dont celui de la Buse.

Dans les écrits du capitaine Johnson, il est dit que Bellamy aurait fait plus de 50 prises en une seule année.

Le capitaine Bellamy serait mort en Avril 1717, lors de l'échouage du Whydah, ainsi que tout le reste de l'équipage pirate.

ANNE BONNY

Femme flibustier exerçant au 18ème siècle, en compagnie de Rackham et du capitaine Vane très connu dans le monde de la flibuste.

Anne Bonny est une Jamaïcaine d'origine européenne, née d'une mère servante qui eut des rapports avec son patron qui devint par la suite son mari . Ces informations sont principalement obtenues dans le livre du capitaine Johnson qui relata au 18 ème siècle des faits et procès à l'encontre des flibustiers et pirates Anglais.

Anne Bonny fait partie également de la légende des pirates car, n'ayant, comme pour la plupart des pirates, pas beaucoup de preuves de leur existence, si ce n'est le récit du capitaine Johnson.

Elle fit partie des 3600 pirates exerçant entre 1714 et 1727 ; à cette époque, ces hommes et femmes voulaient fuir l'oppression et refuser toute forme de pouvoir. Ils voulaient être libres d'aller et venir ,et garder une autonomie . Sur leurs navires, une forme de mini- société se mettait en place avec des règles dont les femmes étaient exclues, en général .

Anne Bonny fut arrêtée, ainsi que tout l'équipage de Rackham, par le capitaine Barnett en 1720, amnistiée en compagnie de Marie Read en raison de leur grossesse ; elle assiste également à l'exécution du capitaine Rackham ,l'homme pour qui elle avait quitté sa famille, pour l'aventure . Elle ne fit plus parler d'elle par la suite , ni ses deux enfants.

JOHN BOWEN

Ce fameux pirate commença sa carrière dans les caraïbes aux alentours de l’année 1700. D’où venait-il ? De quelle ville, de quel pays ? On l’ignore encore.

Très vite Bowen quitte les Caraïbes et croise le long de la cote de malabar où il prend un navire anglais. A bord de ce navire, le " Speaker " ou le " Speaking Tumpet ", il croise pendant assez longtemps prés de cette côte. On sait que cette partie des Indes était renommée pour servir de base à de nombreux marchands peu regardant sur l’origine des marchandises. Bowen ensuite se dirige vers Madagascar où il s’installe sur la cote Est à Matatanes. Là il construit avec l’aide de ses hommes une forteresse. Il s’y retire quelques temps à la tête d’une importante fortune.

Continuant ses actes de piraterie dans la région il finit par s’échouer le 7 janvier 1702 à Maurice, prés le l’embouchure de la Grande rivière sur le récif de Saint-Thomas. Des recherches archéologiques récentes ont permis de retrouver des vestiges de son navire. Ceux ci sont conservés à Maurice.

On le reçoit avec la plus grande civilité dans l’île où son séjour dure plus de trois mois. Les survivants sont soignés dans le fort de la ville. Après s’être remis de leurs émotions Ils achètent une chaloupe hollandaise et retournent à Madagascar, via la Réunion (2 avril 1702 – Journal du Gouverneur Villiers).

En arrivant à Madagascar ils prennent deux navires de la Compagnie Ecossaise de l’Afrique et des Indes Orientales : le Speedy Return et le Content. Il navigue dés lors à bord du Speedy return. Il revient à Bourbon en 1703 en compagnie du célèbre pirate North. Il était sur la piste d’un navire français : le Corbeau. L’ayant manqué, il repartit pour Maurice, puis pour les Indes. Là il prend deux navires indiens à Surate d’où il tire 22000 livres anglaises en or et 84000 sequins. Leur navire faisant de l’eau et marchant mal, ils décident de le brûler et de rééquiper une de leur prise : ils baptisent cette dernière le Défi. Ce dernier porte 56 canons et compte 164 forbans plus 60 indiens chargés des basses besogne. Ils quittent Madagascar en octobre 1703. Après avoir croisé quelques temps le long de la côte indienne il revient à Bourbon où il débarque avec douze de ses hommes en avril 1704. Parmi ceux-ci on peut citer Guy DUMESNIL, Joseph DE GUIGNE, Georges NOEL, Pierre PRADAU, ces derniers ayant fait souche à la Réunion. Certains de ces forbans sont ramenés en France par l’escadre du 300 Baron de Pallières en 1705. C’est Nathanael North qui prend alors le commandement du Défi.

Bowen après un court séjour fini par attraper une fièvre (la dysenterie) et meurt en mars 1705. Après sa mort ses biens sont saisis par l’église et l’on lui refuse une sépulture chrétienne. On écorche même son nom en le nommant Jean Bouin. Il est enterré dans un bas coté quelconque dont l’on ne connaît pas aujourd’hui l’emplacement.

THOMAS CONDENT

Ce flibustier, aussi appelé Congdon ou Congdom, est l'un de ceux ayant le mieux réussi dans la piraterie. Né à Plymouth à une date inconnue, on le retrouve dans les caraïbes en 1717. Ce qu'il y fait avant reste dans l'ombre. En 1717 il quitte comme tant d'autre l'île de la providence à bord d'un sloop vers le Cap-Vert.

Au cour du voyage Condent, alors simple quartier maître eut l'occasion de s'illustrer : Un forcené s'était retrancher dans la soute avec les réserves de poudre et menaçait de tout faire sauter. Alors que les pirates discutaient d'un mayen de le réduire, Condent un sabre dans une main et un pistolet dans l'autre sauta dans la cale et après avoir eu le bras brisé par une balle tua le forcené. Il est à noter que l'équipage fou de rage découpa en morceau le corps de ce dernier et que le canonnier alla jusqu'à faire cuire son cœur et à le manger.

En arrivant au Cap-Vert les pirates parvinrent à mettre la main sur un navire de commerce : Le Duc-d'York. Les pirates se disputant, le capitaine marchant parvint à prendre la fuite non sans leur abandonner la moitié de son équipage et de sa cargaison.

Condent aimait à se poser en juge lorsqu'il s'emparait de navires. Il faisait venir devant lui l'équipage et les officiers des prises. Puis il demandait au premier s'ils avaient à se plaindre des seconds. Si c'était le cas il faisait fouetter les fautifs avant de les faire plonger dans du vinaigre.

A São Jago il mis la main sur un navire hollandais, un ancien corsaire dont le capitaine avait été tué par la première bordée de canon. Il en fît son navire amiral et le rebaptisa le « Dragon Volant ». Il donna son précédent navire à son second (un lieutenant anglais enrôlé de force).

En 1718 il prend à Rio de Janeiro un navire de la Compagnie des Indes Françaises, le «Dauphin». Ce dernier, armé de dix-huit canons était chargé de marchandises (notamment de cognac et de vin) à destination de l'île Bourbon. Il le vide puis le laisse d'échouer sur le rio de la Plata avant de remonter la côte brésilienne. Comme les Portugais s'étaient emparés d'un pirate il se montra envers les portugais d'une cruauté extrême : Il faisait couper les oreilles et les nez des portugais et si par hasard l'on trouvait à bord un prêtre on lui faisait dire la messe avant de monter sur son dot et le faire courir jusqu'à épuisement sur le pont.

En 1719 on le retrouve en plein atlantique où il prend un navire anglais : Le Georges.

Début 1720 il passe le cap de Bonne Espérance et prend un navire hollandais : le « Prince Eugène ». Il fait ensuite voile vers Madagascar et mouille à l'île Sainte Marie où il recueille une partie de l'équipage d'un autre navire pirate. Il fait ensuite voile vers la côte des Indes.

Il s'empare à cette époque dans la mer rouge, d'un navire arabe transportant 1,3 millions de roupies. C'est la fortune pour les pirates. Dés lors Condent pense à se retirer d'autant plus que le roi de France a fait une offre d'amnistie.

Condent retourna à Madagascar et là mis la main sur un navire anglais de 100 tonneaux : le Crooker. Ils en pillèrent la cargaison (de l'alcool dont ils étaient friand) et en chargea le capitaine, un certain Baker, d'offrir sa réédition au roi de France représenté par le gouverneur de l'île Bourbon. Pour s'assurer de la pleine coopération du capitaine Baker il garda quelques otages.

Le 12 novembre 1720 le conseil provincial de Bourbon délibère. Il fini par accorder son amnistie à 135 hommes et à 60 esclaves de Guinée. Il faut dire que Condent a menacé, en cas de refus, de venir commettre « le plus de mal et dommage qu'il pourra ».

Le gouverneur Beauvollier de Courchant accepte le 25 novembre 1720 mais à certaines conditions :

"Remettre au préalable leurs armes et munitions de guerre, de renoncer pour toujours à leur désordre, de garder fidélité au Roy de France dont ils se reconnaissent les sujets."

Il leur donne aussi un délai de 4 mois pour se présenter avec le Dragon-Volant et tous ses canons. Il leur impose de plus une taxe d'entrée de 20 piastres par tête et limite à un le nombre d'esclave pouvant accompagner chacun des pirates.

Le Crooker repart le 30 novembre 1720 porteur de cette réponse. Le problèmes cependant ne font que commencer pour le gouverneur : comment loger 135 pirates dans une île qui ne compte que quelques centaines d'habitants ? Le 10 janvier 1721 devant le peu d'empressement des habitants pour accueillir les pirates Beauvollier de Couchant doit offrir 15 piastre par pirate accueilli plus 5 piastre par noir (sauf s'il travaille pour l'habitant). Il précise :

"L'habitant qui loge un ou plusieurs forbans leur fournira à chacun un lit convenable garni au moins d'un bon matelas, d'un oreiller avec sa souille* et d'une couverture ; ces lits doivent être dans un caze ou de bois ou de feuille construite de manière qu'elle soit pour le moins distinguée de ce qui se nomme hangar ou ajoupa et que les injures du temps ne puisse le pénétrer." 

Il ajoute aussi que la nourriture se composera à cette occasion de viande au dîné et au soupé (sauf les jours maigres) et qu'il sera servi d'une soupe et de pain. De plus il faudra fournir aux hôtes ½ flacon de fangourin (vin de canne) par repas.

Le 22 janvier, devant la résistance des habitants il désigne 36 habitants, dont d'anciens pirates.

En février 1721, le Crooker est de retour, mais à son bord il n'y a que 32 pirates dont Condent. Certains sont morts de fièvre, d'autres sont restés à Madagascar, d'autres on été abandonné. Comme le rapporte le père Houbert ils sont accueillis à bras ouvert :

"Nos Mrs de St Paul furent surpris et consternez  quand ils virent qu'à l'arrivée de ces forbans la plupart des habitans de St Paul les recevoient à bras ouverts et s'empressoient de leur rendre toutes sortes de services qu'ils faisaient payer bien cher, étant bien résolus d'avoir aussi part au butin."

Le 26 avril 1721 Condent négocie avec Taylor et Labuse la rançon du vice-roi de Goa fait prisonnier sur son navire dans la baie de St Paul.

Le 10 octobre on embarque quasiment de force une partie des forbans et le vice-roi de Goa sur un navire de passage en direction de la France : le Triton (capitaine Garnier de Fougeray). Il devenait impératif d'évacuer ces personnes la famine menaçant.

Condent épouse la belle sœur de Desforges Boucher adjoint du gouverneur et futur gouverneur lui-même. Il rentre ensuite, en novembre 1722, en France à bord de «la vierge de Grâce». Il y arrive en février 1723. Le 25 mars 1723 il se remarie avec une bourgeoise de Lorient : Marie Catherine Ancré. Ce qu'il était advenue à sa première femme reste un mystère.

Il s'installe à Port Louis en Bretagne où il devient armateur et prospère avant de mourir de vieillesse vers 1733 ou 1734

 

Revenge (11ko)

 

DE GRAAF : (1682-1704?)

Original et talentueux, De Graaf devint le plus grand flibustier de son époque. On dit que De Graaf est venu dans les Antilles en tant que canonnier au service de l'Armada de Barlovento, la flotte espagnole de navires rapides chargée de chasser les pirates. Quand par la suite il passe dans le camp des flibustiers, sa connaissance des Espagnols lui servira à les rouler à chaque occasion.

Au sommet de sa gloire, on le décrit comme étant grand, blond, et bel homme arborant une moustache effilée à l'espagnole qui lui donnait beaucoup de prestance. Il avait toujours à bord de son navire des violons et des cuivres dont il jouait lui-même pour divertir son équipage. De toute manière, il fallait qu'un orchestre joue pour accompagner chacun de ses repas.

Il se distinguait des autres flibustiers par sa courtoisie et son raffinement. Sa célébrité était si grande qu'à chaque endroit où il passait, les gens s'attroupaient de partout venant voir de leurs propres yeux ce que cette légende vivante avait de si différent des autres hommes. Surnommé «Lorenzo» par les Espagnols, il se serait marié à une Espagnole nommée Petronila de Guzman.

Selon les historiens espagnols, son premier raid fut contre la ville de Campeche. La nuit du 31 mars 1672, les habitants de la ville sont réveillés par une gigantesque explosion. Sur une plage proche de la ville, une frégate de la guarda costa en construction venait de s'enflammer. C'était le moyen imaginé par De Graaf pour illuminer l'entrée du port de Campeche et permettre à ses navires d'y entrer rapidement, pendant que la garnison espagnole terrorisée s'enfuyait.

Le lendemain, ne se doutant de rien, un navire marchand entre dans le port chargé de 120 000 pesos en argent. Les flibustiers chargés d'un butin considérable disparaissent en mer avant qu'une colonne de soldats arrive par voie de terre en provenance de Mérida. Dix ans se passent sans que le nom de De Graaf soit mêlé à d'autres coups de main. Ce qui fait douter que l'attaque de mars 1672 sur Campeche soit vraiment de lui. Plus probablement, elle a été menée par des flibustiers partis sans laisser de carte de visite!

C'est à partir de septembre 1682 que des documents attestent plus sûrement les activités de De Graaf. Le gouverneur français de Saint-Domingue, Jacques Nepveu sieur de Pouançay, écrit que De Graaf faisait la course pour son propre compte depuis 1676 ou 1677, n'ayant jamais requis de commission de qui que ce soit et n'ayant jamais fait escale dans les ports d'aucune nation. Son ascension en tant que pirate, ajoute le gouverneur, a débuté quand avec une petite barque, il a capturé un petit navire avec lequel il en a pris un plus gros, jusqu'à commander un navire de guerre armé de 28 canons.

Ce navire était probablement le «Tigre», pris à l'Armada de Barlovento à l'automne 1679. En 1682, la réputation de De Graaf était si grande que le gouverneur de la Jamaïque, Sir Henry Morgan devenu à cette époque chasseur de pirates, prévenait le capitaine de la frégate «HMS Norwich» de faire bien attention à Laurent De Graaf, qui commande un navire de 28 canons et de 200 hommes d'équipage. Par précaution, Morgan renforça l'équipage de la frégate de 40 soldats pris sur la garnison de Port Royal.

A partir de ce moment, De Graaf participa aux plus grandes expéditions montées par les flibustiers. Autant sur terre que sur mer, ses victoires et ses raids sont trop nombreux pour les raconter ici. Une autre fois, peut-être. Concluons en rappelant qu'à la fin de sa vie, De Graaf s'est associé à Pierre Lemoyne d'Iberville pour fonder des villes en Louisiane, dont Biloxi et Mobile.

JOHN EVANS (Pays de Galles (GB), 16??, - 17??)

John Evans est Gallois de naissance et son histoire vaut la peine d'être contée.

L'homme avait déjà servi en qualité de maître sur un sloop appartenant à Nevis puis, quand il eut perdu cet emploi, il s'engagea à la Jamaïque comme contremaître et fit quelques voyages en cette qualité. Peu lucratif, ce service eut tôt fait de le dégoûter, aussi chercha t-il avec trois ou quatre de ses compagnons à se mettre en quête d'une activité qui lui rapportât mieux. Voici notre monde embarqué, à la fin de septembre 1722, à Port-Royal de la Jamaïque (voir carte) sur un petit canot. On accosta nuitamment au nord de l'île, où quelques maisons furent pillées, argent et effets aisés à transporter, et l'on entassa le butin dans le canot.

Malgré le succès certain de cette entreprise, nos petits brigands voyaient plus loin : ils voulaient courir la mer, qu'ils savaient plus propre à contenter leur cupidité; mais leur embarcation était décidément bien faible pour un projet d'une telle envergure. Ils ne se découragèrent nullement, mais nourrissaient l'espoir qu'un malheureux ferait leur aubaine sans tarder. Et de fait, peu de jours après, ils tombèrent, à DunsHole, sur un sloop qui mouillait là. Evans, avec sa compagnie, monta hardiment à bord et annonça à l'équipage qu'il allait lui apprendre une nouvelle inattendue : il était capitaine de ce bâtiment! C'est ainsi qu'il en prit possession. Il commença par tout organiser à bord, et gagna un petit village de la côte afin d'y prendre, avec ses hommes, quelques rafraîchissements. La troupe passa le reste du jour en libations à la taverne, où furent dépensées trois pistoles, à la grande satisfaction du cabaretier, qui ne demandait qu'à revoir un équipage aussi gai et aussi libéral : pour son malheur, son vœu fut trop vite exaucé. La nuit même, sa maison était pillée, et les pirates en emportèrent ce qu'ils voulurent.

Le lendemain, ils mirent à la voile leur bâtiment monté de quatre pièces de canon, le nommèrent Scourer, et firent route vers Hispaniola, côte septentrionale, où ils prirent un sloop espagnol dont la charge était si considérable que chacun reçut en partage cent cinquante sterling pour le butin. Toujours à la recherche de gibier, ils remontaient vers les îles du Vent ; peu après, le Scourer tombait sur un vaisseau de cent vingt tonneaux, le Dove, qui appartenait à la Nouvelle-Angleterre et que commandait le capitaine Diamond. Le navire fut pillé, mais fut autorisé à reprendre sa route : il ne lui en coûta que deux ou trois matelots et le maître. Les pillards se rendaient à l'une des îles pour ravitailler, et une fois arrivés, ils y séjournèrent quelque temps.
Le 11 du mois de janvier 1723, ils rencontrèrent, à la hauteur de l'île de Deseada un bâtiment de deux cents tonneaux, le Lucretia-and-Catherina, que commandait le capitaine Mills. Les pirates, qui s'en étaient rendus maîtres, s'érigèrent, comme il arrive parfois, en redresseurs de torts, s'informant exactement auprès des matelots de la conduite de leur commandant. Mais Evans s'ennuyait de ces recherches; il se mit au pillage et réprimanda à ses compagnons :
- Qu'avons-nous besoin de jouer ici les réformateurs, quand c'est de l'argent qu'il nous faut ?
Et se tournant en même temps vers les prisonniers, il leur demanda si le capitaine leur donnait assez à manger. Et comme ils répondirent par l'affirmative :
- Eh bien ! commenta-t-il, il devrait vous donner aussi assez à travailler.
Après cette prise, ils firent route vers la petite île d'Avis, dans le dessein de s'y rafraîchir, et ils emmenèrent le Lucretia qui leur serait utile pendant qu'ils radouberaient leur propre sloop. A peine furent-ils en vue de cette île, qu'ils aperçurent un bâtiment auquel ils donnèrent la chasse jusqu'au soir, et qu'ils poursuivirent jusqu'à en être éloignés d'une portée de canon. Mais craignant de perdre de vue le Lucretia, qui n'était pas aussi bon voilier, Evans abandonna cette entreprise et dut jeter l'ancre à l'île de Ruby, car la poursuite l'avait conduit sous le vent d'Avis. Le lendemain, un sloop hollandais s'offrit à la vue des pirates; ils ne purent s'empêcher de l'attaquer, et quand ils s'en furent saisis et qu'ils en eurent partagé le butin, la prise leur rapporta la coquette somme de cinquante livres sterling par personne.
Ce sloop hollandais faisait d'ailleurs bien mieux leur affaire que le Lucretia, car beaucoup moins haut au-dessus de l'eau, il était plus apte à être déhalé (déplacer un navire au moyen de ses amarres) ; le Lucretia fut donc déchargé et le hollandais gardé à sa place. Evans, qui craignait d'être découvert, fit voile vers les côtes de la Jamaïque, où il prit un vaisseau de sucre. De là, il courut vers l'île du Grand-Caïman, éloignée de trente lieues, afin d'y réparer. Mais un malheureux accident mit fin à des activités de piraterie qui lui avaient pourtant été si bénéfiques jusque-là.

Le bosseman des pirates était un ours mal léché, auquel le capitaine Evans avait dû plus d'une fois chanter pouilles (rabâcher). Le bosseman, exaspéré par de continuels reproches, non seulement en remettait dans la grossièreté, mais défia son supérieur en un duel au sabre et au pistolet, comme c'est l'usage dans la corporation. A l'arrivée sur l'île du Grand-Caïman, le capitaine Evans lui rafraîchit la mémoire, et il le fallait, car le lâche avait changé d'idée, quoique l'initiative, en parole, fût venue de lui ; cette couardise lui valut le bâton. Humilié, et incapable d'en supporter tant, le bosseman sortit son pistolet, dont il tua Evans sur place, après quoi il se jeta à la mer, pensant se sauver à la nage. Il n'alla pas bien loin, car on le rattrapa immédiatement en chaloupe et on le ramena à bord.
Le meurtre du capitaine Evans avait tellement animé toute la troupe contre le criminel qu'il fut décidé de lui infliger les plus cruels tourments ; mais pendant qu'il y avait délibération sur le genre de mort qu'il fallait lui infliger, le canonnier, transporté de fureur, le blessa mortellement d'un coup de pistolet qui lui traversa le corps. Ce misérable implora un délai de quelques jours pour se préparer à un sincère repentir; mais quelqu'un s'avança vers lui et déclara :
- Repens-toi et va-t'en à tous les diables !
Ce disant, il lui brûla la cervelle.
Les pirates offrirent alors le commandement au patron du Lucretia, qu'ils avaient gardé parmi eux : c'était le seul qui entendît la navigation depuis la mort d'Evans. Il déclina un tel honneur; on eut beau le presser, il refusa avec la dernière énergie. La seule solution était de dissoudre la compagnie et de restituer le bateau à son patron. En conséquence, les pirates, une trentaine, se retirèrent dans l'île de Caïman, avec la somme de neuf mille livres environ. Quant au patron, le temps favorable l'aida à ramener à bon port le vaisseau, et c'est accompagné d'un seul mousse qu'il revint à son ancrage de la Jamaïque, à Port-Royal.

 GRAMMONT

Son nom se prononce Grand Mont. C'est un gentilhomme gascon. À 14 ans, choqué par les manières d'un officier qui fait la cour à soeur, il le provoque en duel. Les épées sont tirées et l'officier frappé de trois coups mortels. Pendant qu'il agonise, on lui tend une plume pour qu'il rédige son testament. Il y pardonne à Grammont, affirmant être «l'artisan de mon malheur, tout s'est passé dans l'honneur» et lègue une somme à la soeur bien-aimée et à Grammont lui-même. Aucune action judiciaire n'est donc prise contre Grammont, mais on l'inscrit de force à l'école des mousses. Un marin voyage, c'est donc un exil déguisé qu'on lui impose.

Pourtant Grammont se plaît sur un navire. Il apprend vite. D'abord le langage ordurier de marins dont il usera ensuite abondamment, manière de renier qu'il est gentilhomme. Il apprend aussi tout ce qui concerne la navigation. Très vite aussi, il se fait une solide «réputation». En peu de temps, il devient capitaine d'une frégate corsaire de la marine française avec laquelle il capture une flottille hollandaise si riche qu'on la surnomme «la bourse d'Amsterdam».

Sa part du butin se chiffre à 80 000 livres qu'il dépense en huit jours dans les tavernes et les bordels des Antilles Françaises. Il garde 2 000 livres qu'il risque au jeu et qui lui permettent de gagner la somme nécessaire pour acheter un navire de 50 canons. Il rend ses galons d'officier de marine et devient flibustier.

On dit Grammont robuste, petit, brun et basané. Son regard vif et sa langue agile, capable de discours mielleux ou de maudire à coups d'effroyables blasphèmes et de basses insultes. Son seul handicap au yeux des flibustiers est qu'il se dit athée, alors qu'eux recommandent leurs âmes à Dieu avant d'aller assassiner, piller ,violer, etc. Quatre grandes expéditions marquent sa carrière : Maracaibo en 1678, Cumaná en 1680, VeraCruz en 1682, Campeche en 1686.

Mais le roi de France veut que cessent les activités des flibustiers qui ne s'accordent plus avec sa politique. Pour l'inciter à changer de métier, il le nomme lieutenant du roi pour la province méridionale de Saint-Domingue. Grammont remercie poliment le gouverneur de l'île de la Tortue qui lui remet le brevet du roi. Cependant, peu de temps après, il part à la tête de trois navires et deux cents hommes pour une destination inconnue. On ne le reverra jamais.

OLIVIER LE VASSEUR (1690 - 1730)

Olivier Levasseur plus connu sous le nom de " La Buse", surnommé ainsi en raison de sa rapidité à fondre sur sa proie est un authentique pirate.

Qui de plus authentique que le pirate La Buse ?
Son trésor est un butin à perles, diamants, or et vaisselles d'argent, un vrai pirate pendu haut et court, des messages codés, des grottes et une île mystérieuse, des plans ou foisonnent des cachettes !

La Buse, pirate célèbre écuma l'océan Indien au début du 18ème siècle. Il aurait caché un trésor estimé à 4,5 milliards d'euros quelque part à La Réunion. Aujourd'hui encore, des chercheurs et des scientifiques se lancent à la recherche de ce trésor précieusement conservé depuis plus de 280 ans.

Olivier Le Vasseur est né à Calais à la fin du XVIIè siècle. En 1721, La Buse est associé au pirate anglais Taylor. Ils se sont emparé au mois d'avril du riche vaisseau portugais de 72 canon La Vierge du Cap qui avait cherché refuge contre les tempêtes dans le port de Saint-Denis (île Bourbon).
A bord du vaisseau se trouvaient le comte Ericeira, vice-roi des Indes et l'archevêque de Goa. La Buse n'exigea pas de rançon du vice-roi, mais fit main basse sur les objets d'inéstimable valeur : rivières de diamants, bijoux, perles, barres d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés et cassettes de pierres précieuses, et la crosse d'or de GOA constellée de rubis pesant une centaine de kilos, le tout évalué à 4,5 milliards d'euros.
La Vierge du Cap, radoubée et remise à neuf, devint le vaisseau de La Buse et prit le nom de Le Victorieux.
Mais l'année d'après, Dugay-Trouin et le commodore anglais Matthews vinrent se chercher querelle dans les parages. La Buse et Taylor se sont méfiés et ont préféré prendre "le large". Taylor s'enfuit aux Antilles et La Buse se retira à l'île Sainte-Marie près de la côte de Madagascar.

Il prit sa retraite, car la piraterie n'était plus possible avec aux trousses un gaillard de la trempe de Dugay-Trouin, dont le pavillon flottait glorieusement de l'Equateur au cap de Bonne-Espérance.
La plupart des écumeurs des mers cessèrent également toute activité et devinrent d'assez paisibles citoyens en profitant de la Charte de clémence offerte par le roi de France. Leurs bateaux pourrirent dans les anses et la piraterie disparut.
Presque seul, La Buse temporisa avant d'accepter la Charte, restitua les vases sacrés, mais ne put se résoudre à rendre le butin de La Vierge du Cap, condition de la clémence.
Il est certain qu'il cacha son trésor... mais où ?
On a avancé le nom de 6 îles : Maurice, La Réunion, Frigate, Mahé, Rodrigues, Sainte-Marie.
Dans tous les cas, c'est à Sainte-Marie que vivait Le Vasseur, en situation irrégulière mais sans grand danger immédiat... parlant de soumission sans se hâter de conclure.
Vers 1729, exerçant le métier de pilote dans la baie d'Antongil (Madagascar), il offrit des services au vaisseau La Méduse, de la Compagnie des Indes, qui voulait entrer dans le port.
Le Capitaine d'Hermitte, commandant de bord, le reconnut, et se souvenant que le pirate avait maintes fois arraisonné des navires de sa compagnie, il l'arrêta.

Le 7 juillet 1730, La Buse était condamné à mort à 17h.
Quand il monta sur l'échafaud pour expier ses crimes de pirate, Olivier Le Vasseur, dit La Buse, lança dans la foule un cryptogramme et s'écria :
- "Mes trésors à qui saura comprendre !"

Etrange similitude entre le trésor de La Buse et celui du pirate Butin Nagéon de L'Estang

Le dernier possesseur des trésors de l'Océan Indien, qui ont une similitude avec le trésor de La Buse, est le pirate Bernardin Nagéon de L'Estang, dit Butin, qui était le fils d'un officier de marine de la Compagnie des Indes.
Dans son testament, le pirate Butin donne un aperçu de sa vie. Il pars s'enrôler et défendre la patrie. Il sais qu'il sera sans doute tué.
C'est pourquoi il rédige ce testament pour son neveu Jean Marius Nagéon de l'Estang, officier de la réserve.
A savoir, un demi-terrain rivière La Chaux au Grand-Port, île de France, et les trésors sauvés de l'Indus !

=> Note de l'auteur du site : Je n'écris pas dans ce site tout le testament qui est assez long.
Mais de nombreuses informations décrites dans ce testament sont étrangement similaires aux indications données dans le cryptogramme de La Buse !
A savoir :
- la similitude des lieux et le fait que tous les chercheurs mêlent étroitement par tradition les deux pirates : Butin et La Buse
- les rébus
- dans les documents chiffrés et gravés sur les pierres, des points de rappel : les initiales S.B.N. ou B.N. ainsi que les lettres Ghe
- les mots organeau, tortue, oeil
- la symbolique maçonnique.
Beaucoup de coincidences !
Il est possible aussi que des chercheurs, dans le but d'épaissir le mystère, aient sciemment forgé ou falsifié le fatras des documents.

Les trésors du pirate Butin sont au nombre de quatre ! Deux sont identifiés à ce jour, dont un découvert.
Les trésors se situeraient aux endroits suivants :
- dans l'île de France (île Maurice) : à Belmont dans le nord de l'île, dans une caverne de la ribière La Chaux près de Mahébourg, à la pointe de Vacoas
- dans l'île Rodrigues (plus douteux !)
Ces trésors sont enfermés dans des grottes signalées par les initiales B.N. gravées sur le roc.
Et enfin, l'un des quatre trésor a été découvert en 1916 dans l'île Pamba, près de Zanzibar. Un trésor de Butin Nagéon puisque marqué des initiales B.N. !

Mais le trésor de La Vierge du Cap pillé par La Buse ne serait-il pas à l'île Sainte-Marie, là où habitait le pirate et où il pouvait surveiller à son gré le magot évalué à 4,5 milliards d'euros ?

Des infos récentes

En 1949, Reginald Cruise-Wilkins (1913-1977) contracta la malaria et les médecins lui conseillèrent de venir se reposer aux Seychelles. Et c'est là qu'il fit mis en contact accidentellement avec cette chasse au trésor. Au début c'était une blague et puis cela devint de plus en plus sérieux. Il commença donc en 1949, de grands travaux à la recherche du trésor de Levasseur sur la plage du petit village de Bel-Ombre, au nord de l'île Mahé.
La plupart des gens pense qu'il était fou, mais il se fichait pas mal de l'avis des autres et savait qu'il avait raison. Il continua son travail car il avait un fort caractère.
Wilkins entraîna dans l'aventure son jeune fils, car il se doutait bien qu'une vie entière n'y suffirait pas pour trouver le trésor de La Buse. Il n'ont été retrouvés à ce jour qu'un fusil à pierre, une lame d'épée, des figurines et quelques monnaies... Pâle consolation au regard des 30 000 livres sterling investies pour la cause durant plusieurs décennies !
A sa mort en 1977, John Cruise-Wilkins a repris le flambeau. A la poursuite du rêve inachevé de son père. Cette chasse au trésor coûte une forture, heureusement, wilkins travaille actuellement avec son associé, un riche américain. Ils sont convaincu que les pirates ont caché leur trésor à marée basse. Les vagues de la marée montante pouvaient ainsi abriter leur trésor.
Jacques et Edward, deux autres chercheurs de trésors effectuent leur recherche plus profondément dans la jungle. Ils ont découvert de vieilles fondations, un vieux coffre, une clochette ainsi que des lanternes et des ossements ! Ils se sont querellé avec Wilkins qui prétend que Jacques et Edward ont créé de toute pièce des marques sur les rochers...

Beaucoup d'autres histoires incroyables continuent à se répendre : Un jour, une famille déterre dans son jardin des pichets à vin remplis de pièces d'or. Une autre famille découvre sur une plage des fers, des boulets et des restes de campement. Sur tout l'archipel, les légendes bruissent des noms de célèbres pirates : Hodoul, Boudin, Avery, Kid, Halsay ou Taylor...


Pour conclure...

Plus d'un aventurier s'est cassé les dents à cette quête au trésor. Bibique en est un cas particulièrement bien connu, mais il y en a eu d'autres. On a vu la difficulté de retrouver les signes cabalistiques que les pirates plaçaient sur les routes de leurs trésors. L'érosion, les cyclones, l'urbanisation ont radicalement changé les repères. Pour trouver un trésor aujourd'hui, il faudrait s'en remettre davantage à la chance qu'à un parchemin. Mais le rêve n'est pas mort pour autant.

 

Revenge (11ko)